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Présentation de la forêt domaniale d'Orléans :


Plus grande forêt domaniale de France avec près de 35 000 hectares, aux confins de la Beauce, du Gâtinais et du Val de Loire, la forêt domaniale d’Orléans s’étend au nord de la Loire sur un vaste arc de cercle de 60 km de longueur, d’Orléans à Gien, et de 5 à 20 km de largeur.

Malgré, ou à cause de son immensité, elle demeure mal connue et beaucoup ignorent son histoire, la variété de ses sites et le rôle important qu’elle joue localement au plan économique et social.
La forêt domaniale d’Orléans comprend 3 grands massifs reliés entre eux par des bois privés :

Le massif de LORRIS (14 400 ha environ) à l’est.

Le massif d’INGRANNES (13 600 ha environ) au centre

Le massif d’ORLEANS (6 600 ha environ) à l’Ouest

C’est une forêt très plate puisque son altitude maximum est de 174 mètres au carrefour de la Croix aux Tourtes dans le massif de Lorris, alors que le point le plus bas se trouve à la cote 107 près de la Maison Forestière du Gué Girault (massif d’Ingrannes), soit une différence de niveau de moins de 70 mètres sur 35 000 hectares !

Cette absence de relief, alliée à l’imperméabilité du sous-sol, constitue un obstacle à l’écoulement naturel des eaux de pluie et explique l’humidité du terrain et l’abondance des étangs, des fontaines et des marécages appelés localement marchais (le marchais aux prêtres, le marchais de la vallée, le marchais clair, le marchais aux cannes, le marchais mignon, …). De nombreux autres noms de lieux de la forêt rappellent la nature humide des sols : la Bouillante (bourbier), la Fontaine, la Fontenelle, la vallée des joncs, les Orfosses mouillées, la noue (prairie marécageuse) des Gastils, la noue malade, …Heureusement, d’importants travaux d’assainissement ont été réalisés à partir du début du XIXème siècle et, actuellement, l’entretien de plus de 5 000 km de fossés contribue grandement à la mise en valeur de la forêt.

Le sous-sol de la forêt d’Orléans est constitué de sables et d’argiles de l’ère tertiaire disposés en couches superposées. Les géologues y distinguent deux formations : les marnes et argiles de l’Orléanais à l’ouest et les sables et argiles de Sologne à l’est. L’argile compacte s’opposant à la pénétration des racines, la richesse du sol est conditionnée par l’épaisseur de la terre végétale et du sable de surface. Cette épaisseur est très variable : parfois très faible, au nord d’Orléans ou dans la région de Trainou, elle peut atteindre exceptionnellement plusieurs mètres dans le massif de Lorris.

Au nord d’une ligne schématique Cercottes-Loury-Chambon, le calcaire de Beauce affleure parfois sous forme de marnes assez riches mais compactes. Au sud de cette ligne, le calcaire fait complètement défaut et les sols sont généralement pauvres et très acides, convenant souvent mieux aux résineux qu’aux feuillus.

Globalement, on peut observer que les sols sont de plus en plus sableux et sains au fur et à mesure qu’on s’éloigne d’Orléans pour se diriger vers l’est : alors que le massif d’Orléans présente de nombreuses zones mouilleuses ou argileuses difficilement accessibles en hiver, le massif de Lorris est plus sec et plus sain, mais son sol est également plus acide.

Xavier LAVERNE


 
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